10-07-202646
Le 2 mars 1992, l'Ouzbékistan est devenu membre de l'Organisation des Nations Unies, consolidant ainsi son statut souverain et égalitaire dans le système des relations internationales en tant qu'État indépendant. Cette date a signifié pour notre pays non seulement une reconnaissance juridique de son statut d'État, mais aussi le choix stratégique d'une nouvelle voie de développement par son peuple.
Aujourd'hui, cette date est indissolublement liée à la philosophie de politique étrangère du Nouvel Ouzbékistan. Si l'adhésion de 1992 signifiait la reconnaissance juridique internationale, elle incarne désormais le statut d'un État qui influe sur les processus mondiaux, avance des initiatives et pèse sur la prise de décisions.
Les principes fondamentaux de la politique étrangère du Nouvel Ouzbékistan sont l'ouverture, le constructivisme, le pragmatisme et la coopération mutuellement avantageuse. Cette approche est en harmonie avec les principes d'égalité souveraine, de pacifisme et de coopération internationale consacrés par la Charte des Nations Unies.
En peu de temps, notre pays a noué une coopération efficace avec les principales institutions du système onusien. Le Programme des Nations Unies pour le développement participe aux processus de modernisation de la gouvernance et de numérisation. L'UNICEF est un partenaire clé dans le développement des droits de l'enfant et de l'éducation inclusive. La coopération avec l'UNESCO sert la cause de la reconnaissance de notre patrimoine culturel national à l'échelle mondiale. Les programmes mis en œuvre conjointement avec l'Organisation mondiale de la santé rapprochent le système de santé des normes internationales. Cette coopération témoigne du fait que les réformes du Nouvel Ouzbékistan bénéficient d'un soutien au niveau international.
L'une des réalisations les plus notables de la politique étrangère du Nouvel Ouzbékistan est la formation d'un nouveau climat politique en Asie centrale. Sur la base de l'initiative avancée par le Président Shavkat Mirziyoyev lors de l'Assemblée générale des Nations Unies en 2017, une résolution sur le renforcement de la paix et de la stabilité en Asie centrale a été adoptée en 2018. Ce document a créé un fondement juridique pour renforcer la confiance entre les États de la région. Les questions frontalières ont été résolues progressivement, le volume des échanges commerciaux a augmenté et les liaisons de transport et de logistique se sont intensifiées. L'Asie centrale est aujourd'hui évoquée non pas comme une « région problématique », mais comme un « espace de coopération et de confiance », un modèle de partenariat constructif. C'est là un résultat concret de la diplomatie du Nouvel Ouzbékistan.
En 2021, l'Assemblée générale des Nations Unies, à l'initiative du dirigeant ouzbek, a adopté une résolution déclarant la région de la mer d'Aral zone d'innovations et de technologies écologiques. Cette décision a servi à faire reconnaître la crise écologique régionale au niveau mondial et à unir les efforts internationaux. Un mécanisme financier dédié à la région de la mer d'Aral a été lancé dans le cadre du Fonds de confiance multi-partenaires des Nations Unies pour la sécurité humaine. Un certain nombre de projets sont menés à bien avec la participation d'institutions financières internationales et d'organisations donatrices. Des technologies modernes de lutte contre la désertification, de création de zones vertes et d'utilisation rationnelle des ressources en eau sont introduites, de même que des éléments d'économie « verte » et des projets visant à garantir l'emploi de la population. La plantation de saxaoul et d'autres plantes résistantes à la sécheresse sur les terres de la mer d'Aral sert non seulement la durabilité écologique, mais aussi l'amélioration de la santé et des conditions sociales de la population. Cela témoigne de la position active du Nouvel Ouzbékistan en matière de justice écologique et de résilience climatique, la politique du pays en tant qu'État écologiquement responsable bénéficiant d'un soutien international.
Le Nouvel Ouzbékistan considère la jeunesse comme une ressource stratégique. À l'initiative de l'Ouzbékistan, des résolutions consacrées aux droits des jeunes, à l'éducation et à la tolérance religieuse ont également été adoptées dans le cadre des Nations Unies. Ces documents visent à soutenir la jeunesse à l'échelle mondiale, à renforcer son engagement sociopolitique et à promouvoir une approche éducative de la lutte contre l'extrémisme. L'élargissement des possibilités d'éducation pour les jeunes dans le pays, l'ouverture de nouvelles universités et l'introduction de programmes éducatifs internationaux constituent la réalisation concrète de ces initiatives. Le Nouvel Ouzbékistan s'est fixé pour objectif d'atteindre un développement durable par l'investissement dans le capital humain.
Les Objectifs de développement durable des Nations Unies ont été intégrés aux programmes nationaux de développement. Les propositions avancées concernant l'augmentation de la part des énergies renouvelables, la gestion rationnelle des ressources en eau et l'adaptation aux changements climatiques reçoivent un soutien sur la scène internationale. Ces dernières années, la construction de centrales solaires et éoliennes s'est accélérée dans le pays, une stratégie visant à accroître la part de l'économie « verte » a été adoptée et des projets d'énergie renouvelable sont mis en œuvre. Ces initiatives s'intègrent à la politique climatique mondiale, renforçant la réputation du pays en tant qu'État écologiquement responsable et démontrant que le Nouvel Ouzbékistan progresse sur la voie d'un développement innovant et durable.
Le 2 mars est un tournant dans l'histoire de la politique étrangère de l'Ouzbékistan et dans le développement de son État national. Si l'adhésion à l'Organisation des Nations Unies le 2 mars 1992 a signifié pour notre pays la reconnaissance juridique internationale, la garantie de la souveraineté et l'intégration dans le système des institutions mondiales, cette adhésion a aujourd'hui acquis un contenu entièrement nouveau. L'Ouzbékistan est devenu un État qui non seulement s'exprime à la tribune de l'ONU, mais influe également sur la prise de décisions. Les initiatives avancées par le Président Shavkat Mirziyoyev — le renforcement d'un climat de confiance en Asie centrale, la transformation de la région de la mer d'Aral en zone d'innovations écologiques, l'élévation de l'idée des droits des jeunes et de l'éducation au niveau mondial — ont trouvé leur expression dans les résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies. Il ne s'agit pas là d'une déclaration diplomatique, mais d'un résultat politique concret.
Le nouveau climat politique en Asie centrale, les accords sur les questions frontalières et l'élargissement des liens économiques sont les fruits d'un fondement juridique international orienté vers la stabilité régionale. La résolution adoptée sur la mer d'Aral a permis la reconnaissance mondiale de la crise écologique et activé les mécanismes financiers internationaux. Les documents adoptés sur les questions de jeunesse et d'éducation ont élevé l'approche éducative de la lutte contre l'extrémisme au rang de politique internationale. La tribune de l'ONU est devenue pour le Nouvel Ouzbékistan un espace de défense des intérêts nationaux, de garantie de la stabilité régionale et de promotion des valeurs humaines universelles. Le 2 mars n'est pas une simple date historique. C'est le symbole du pas assuré de l'Ouzbékistan dans la politique mondiale, l'incarnation de la réputation d'un État qui pense stratégiquement et est conscient de ses responsabilités internationales. À mesure que le Nouvel Ouzbékistan poursuit résolument sa politique fondée sur une coopération égale et mutuellement avantageuse avec la communauté internationale, les initiatives avancées depuis la tribune de l'ONU s'élargiront sans aucun doute davantage, et les idées nationales se transformeront en décisions mondiales.
Jahongir Isaev
Chef de département, Centre pour le développement durable