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Le Sommet écologique régional, prévu du 22 au 24 avril 2026, se présente comme une importante initiative politico-environnementale visant à élaborer une approche commune des États d'Asie centrale face aux enjeux du changement climatique, de la dégradation de l'environnement et de l'utilisation durable des ressources naturelles. Le Sommet ne constitue pas un événement ponctuel, mais le prolongement logique d'un processus préparatoire cohérent amorcé en 2024 et aboutissant en 2026 à un dialogue politique au plus haut niveau. Dans le cadre de ce processus de deux ans, des consultations, des réunions d'experts et des travaux de coordination institutionnelle ont été menés entre les pays d'Asie centrale, avec pour résultat attendu la présentation de mécanismes environnementaux communs et d'initiatives concrètes.
Cette initiative bénéficie également d'un large soutien au niveau international. En particulier, l'Organisation des Nations Unies, par le biais de la résolution n° 78/147 adoptée le 19 décembre 2023, a souligné la nécessité de renforcer la coopération régionale pour faire face aux défis environnementaux en Asie centrale. La participation de plusieurs organes spécialisés des Nations Unies et d'institutions internationales est prévue tout au long du processus de préparation et de tenue du Sommet.
Les secrétariats de trois instruments environnementaux mondiaux — la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, la Convention sur la diversité biologique et la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification — participent activement au processus, témoignant ainsi du lien organique qui unit le Sommet à l'agenda environnemental mondial. Le contenu du Sommet est orienté vers la résolution des problèmes environnementaux urgents de l'Asie centrale selon une approche régionale. Parmi les questions au cœur des discussions figureront la tragédie de la mer d'Aral, devenue un symbole éloquent de la crise environnementale, ainsi que la baisse alarmante du niveau de la mer Caspienne observée ces dernières années. Ces problèmes constituent des processus écologiques complexes qui ne peuvent être résolus dans le cadre d'un seul État et qui nécessitent des politiques coordonnées et des actions concertées.
Par ailleurs, une attention particulière sera accordée, dans le cadre du Sommet, aux mesures d'adaptation, à l'introduction de technologies à faible teneur en carbone et au développement des mécanismes de financement vert. En tenant compte des besoins environnementaux et climatiques spécifiques de la région, il est prévu de renforcer la coopération avec les institutions financières internationales et de constituer un portefeuille de projets d'investissement. Ce Sommet remplit une fonction de plateforme unique pour l'intensification du dialogue entre les organes étatiques, les organisations internationales, les milieux scientifiques et le secteur privé. Il offre la possibilité non seulement de débattre des problèmes, mais aussi d'identifier des solutions pratiques concrètes et d'élaborer un plan d'action prospectif.
À l'étape finale, il est attendu que les chefs d'État des pays d'Asie centrale adoptent une déclaration commune sur la coopération régionale dans le domaine de l'écologie et du développement durable, et qu'un programme d'action régional pour 2026–2030, élaboré conjointement avec les institutions onusiennes, soit approuvé. Ces documents constitueront un fondement essentiel pour la coordination de la politique environnementale dans la région et la définition d'un agenda commun.
Les consultations et les réunions d'experts tenues dans le cadre du processus préparatoire entamé en 2024 attestent que cette initiative repose sur des bases institutionnelles solides. L'initiative « Ressources régionales et écologiques — 2026 » devrait apporter une conclusion logique à ce processus et donner une impulsion politique supplémentaire à l'agenda environnemental de la région. Ces orientations sont directement liées aux questions d'adaptation et de durabilité inscrites à l'ordre du jour du Sommet.
Dans la zone de la mer d'Aral, devenue un symbole mondial de la dégradation environnementale, les travaux de restauration des écosystèmes, de création de zones vertes et de protection de la santé des populations ont été poursuivis de façon constante. Une participation active aux recherches scientifiques et aux discussions régionales sur le recul du niveau de la mer Caspienne, dans le contexte des facteurs affectant l'équilibre hydrologique de la région, a également été maintenue. Ces questions font partie des thèmes prioritaires inscrits à l'ordre du jour du Sommet.
Dans un contexte d'intensification des effets du changement climatique, l'Ouzbékistan a accordé une attention particulière aux mesures d'adaptation. La hausse notable de la température moyenne sur le territoire du pays au cours des dernières années, la pression croissante sur les ressources en eau et l'accélération des processus de désertification ont rendu nécessaire l'élaboration de programmes spéciaux au niveau de l'État. À cet effet, des programmes nationaux portant sur l'adaptation climatique, la restauration des ressources foncières, l'extension du couvert forestier et la lutte contre la désertification ont été financés.
Des réformes ont également été accélérées dans les domaines de la gestion des déchets, de la mise en place de systèmes de recyclage et de réutilisation, de la végétalisation des villes, de l'amélioration de l'efficacité énergétique et de l'application de technologies à faible émission de carbone. Parmi celles-ci figurent la modernisation des infrastructures de gestion des déchets sur la base d'un partenariat public-privé, la promotion d'une culture du tri sélectif au sein de la population et la mise en œuvre des principes de l'économie verte. Ces orientations s'inscrivent en cohérence avec les thématiques du développement sobre en carbone et du financement vert à l'ordre du jour du Sommet.
Ainsi, les réformes environnementales et climatiques mises en œuvre en Ouzbékistan au cours de la période 2024–2026 ont enrichi d'un contenu pratique, au niveau national, les initiatives portées lors du Sommet écologique régional de 2026. La cohérence entre la politique nationale, les réformes institutionnelles, la coopération internationale et les projets concrets a fait de l'Ouzbékistan un participant actif à la promotion de la durabilité écologique dans la région et a créé un socle solide pour la déclaration commune attendue et le programme d'action régional pour 2026–2030.
Dans l'ensemble, le Sommet écologique régional est susceptible d'acquérir une importance historique en tant que plateforme stratégique fédérant les efforts des États d'Asie centrale dans les domaines de la sécurité environnementale, de la résilience climatique et de la préservation des ressources naturelles. Cette initiative vise à enrichir les réformes nationales d'une dimension régionale et à forger un nouveau modèle de coopération sur la voie d'un avenir durable.
Shuhrat Hojimуrodov, Expert principal, Centre pour le développement durable