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Aujourd'hui, l'atténuation des conséquences du changement climatique et l'utilisation rationnelle des ressources naturelles figurent parmi les axes prioritaires de la politique d'État à l'échelle mondiale. Dans ce domaine, l'Ouzbékistan a obtenu des résultats pratiques significatifs. En particulier, un ensemble de mesures systématiques est mis en œuvre afin d'améliorer l'état de l'environnement. Dans le cadre du projet national « Yashil Makon » (« Espace vert »), lancé pour garantir la durabilité écologique de la région, un système de plantation de 200 millions d'arbres par an a été institué. Par ailleurs, à l'initiative de l'Ouzbékistan, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution spéciale proclamant la région de la mer d'Aral zone d'innovations et de technologies écologiques. Il en a résulté la création d'un couvert végétal sur plus de 1,5 million d'hectares du lit asséché de la mer d'Aral. Parallèlement, les problèmes de hausse des températures et de pénurie d'eau relevés dans les rapports des Nations Unies sur l'Asie centrale témoignent de la nécessité de consolider ces acquis et de lutter de manière systémique contre les menaces existantes.
S'agissant de la responsabilité juridique et sociale dans ce domaine, le droit de la population à vivre dans un environnement conforme aux normes internationales de qualité de l'air, ainsi que le droit d'accès à une eau potable sûre, sont consacrés non seulement par la législation nationale, mais également reconnus à l'échelle mondiale. La situation pratique est toutefois nettement plus complexe : 80 pour cent des ressources en eau de l'Ouzbékistan dépendent de sources extérieures, et la diminution du débit des cours d'eau transfrontaliers fait de l'approfondissement de la coopération régionale une nécessité vitale et urgente. Cela exige, à son tour, l'introduction de mécanismes nouveaux et efficaces pour la gestion conjointe des ressources en eau et la garantie de la sécurité écologique.
Des normes spécifiques visant à améliorer la qualité de l'air et à gérer les déchets sont également en vigueur. Le fait que les transports représentent 63 pour cent de la pollution atmosphérique, conjugué à la faiblesse du taux de recyclage des déchets, met en évidence la nécessité de renforcer l'infrastructure écologique. La résolution de problèmes tels que la réduction de 93 pour cent du volume de la mer d'Aral et la dégradation des terres contribue à la protection de l'économie nationale et de la sécurité alimentaire.
La prévention d'une crise écologique n'est pas seulement un phénomène naturel — c'est également une question de réforme du système de gouvernance. Dans ce processus, il est essentiel d'assurer la cohérence avec les objectifs des Objectifs de développement durable 6 (Eau propre et assainissement), 13 (Lutte contre les changements climatiques) et 15 (Vie terrestre). À cette fin, l'État met en œuvre des mesures spécifiques visant à élargir la coopération transfrontalière dans le domaine de l'eau et à introduire des technologies vertes.
En conclusion, le perfectionnement du système de gouvernance écologique n'est pas uniquement une tâche sectorielle — c'est l'un des facteurs fondamentaux de l'avenir du pays. Car dans une société où les ressources naturelles sont protégées et la durabilité écologique assurée, les perspectives d'épanouissement et de développement ne cessent de croître.
Madinabonu Sharifova Spécialiste en chef, Centre pour le développement durable