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Ces dernières années, la malnutrition, le surpoids et les carences en nutriments chez les enfants sont devenus un problème sérieux à l'échelle mondiale. Organiser une alimentation saine dans les établissements d'enseignement préscolaire et scolaire revêt une importance non seulement sociale, mais aussi stratégique : les habitudes alimentaires acquises dès l'enfance influencent les indicateurs de santé d'un individu tout au long de sa vie.
À cet égard, le système d'alimentation saine dans les établissements d'enseignement du Japon mérite une attention particulière. Dans ce pays, le programme des repas scolaires — « kyūshoku » — fonctionne à l'échelle nationale et est ancré dans la législation. L'organisation de l'alimentation saine dans les établissements d'enseignement est régie par la loi sur le programme de repas scolaires (School Lunch Program Act), et l'alimentation des enfants est considérée non pas comme une aide sociale, mais comme partie intégrante de la politique éducative et de la politique de santé publique.
Dans le modèle japonais, les repas scolaires ne se limitent pas à une simple apport calorique. Les menus sont élaborés par des diététiciens spécialisés en fonction des besoins liés à l'âge et aux besoins physiologiques des enfants. L'équilibre en protéines, lipides, glucides, vitamines et minéraux est rigoureusement contrôlé. Selon les données officielles, les repas scolaires couvrent environ un tiers des besoins nutritionnels journaliers des élèves, ce qui contribue à atténuer partiellement les inégalités socio-économiques.
Un autre aspect important du système réside dans le lien étroit entre le processus alimentaire et l'éducation. Dans les écoles japonaises, les repas se prennent collectivement dans les salles de classe, et les élèves participent à la distribution et au ramassage des couverts. Cela développe chez les enfants le sens des responsabilités, la discipline et une culture du respect envers la nourriture. Dans le même temps, des exigences élevées en matière de contrôle sanitaire et hygiénique ainsi que de contrôle de la qualité des produits alimentaires sont maintenues.
Selon les analyses internationales, le Japon affiche l'un des taux de surpoids infantile les plus bas parmi les pays développés. Cela démontre que le système d'alimentation saine dans les établissements d'enseignement est devenu une politique d'État fondée sur des bases scientifiques et s'inscrivant dans la durée.
Ce modèle s'inscrit également en cohérence avec les Objectifs de développement durable des Nations Unies. En premier lieu, il correspond directement au deuxième ODD — « Faim zéro et amélioration de la nutrition » — dans la mesure où les repas scolaires offrent à tous les enfants la possibilité de bénéficier d'une alimentation nourrissante et standardisée. Par ailleurs, ce système représente l'incarnation pratique du troisième ODD — « Bonne santé et bien-être » — car une alimentation correcte durant l'enfance influe directement sur les indicateurs de santé à l'âge adulte.
Récemment, une délégation de notre pays — composée de représentants des systèmes d'enseignement préscolaire et scolaire, du secteur de la santé et des autorités concernées — s'est rendue au Japon, où elle a étudié cette expérience sur le terrain. Dans le cadre de cette visite, les pratiques d'organisation de l'alimentation saine dans les écoles et les jardins d'enfants, les mécanismes d'assurance de la sécurité alimentaire ainsi que le système de gouvernance ont été analysés de manière approfondie. Des réunions ont également eu lieu avec les organisations compétentes dans le domaine de l'éducation et de la santé, au cours desquelles les cadres juridiques, les exigences sanitaires et le contrôle de la qualité des produits ont été examinés.
Cette coopération revêt une grande importance pour notre pays, car l'amélioration du système d'alimentation saine dans les établissements d'enseignement préscolaire et scolaire constitue un investissement à long terme dans la santé des enfants.
En guise de conclusion, l'expérience du Japon démontre clairement que l'alimentation des enfants n'est pas un service social, mais un mécanisme pratique de développement durable. Chaque pas systémique en faveur du renforcement de la santé des enfants détermine le potentiel futur du pays.