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Le rôle de la mahalla dans la réalisation de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans le cadre des Objectifs de développement durable

19-08-2026 96

    Aujourd’hui, la question de l’eau potable et de l’assainissement dépasse de plus en plus le cadre d’un problème environnemental pour devenir un facteur important de stabilité économique, de santé de la population et de sécurité nationale. Le changement climatique, la sécheresse, la croissance démographique et l’urbanisation renforcent la demande en ressources en eau.

    Traduction concrète de ces processus mondiaux, un débat public intitulé « Les Objectifs de développement durable et le rôle de la mahalla dans la réalisation de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement » s’est tenu dans le cadre du Mois du développement durable, à l’initiative de la division de la région de Tachkent du Centre de développement durable, en coopération avec l’administration du district d’Ohangaron de la région de Tachkent.

    Y ont participé des employés d’institutions publiques et des militants des organes d’autogestion des citoyens, dont 31 présidents de mahalla. Organisé en présentiel et en ligne, le débat a réuni près de 80 participants, qui ont examiné les questions liées à l’approvisionnement en eau, à l’assainissement, à l’évacuation des eaux usées et à la culture écologique de la population.

    Prenant la parole lors du débat public, Abdumannop Toʻlaganov, directeur de la division de la région de Tachkent du Centre de développement durable, a souligné que la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), l’approvisionnement de la population en eau de qualité et le renforcement du contrôle citoyen dans ce processus constituent l’une des exigences majeures de notre époque.

    Dans de nombreux pays, l’utilisation efficace de chaque mètre cube d’eau, la réduction des pertes d’eau, la mise en place d’un suivi numérique et la participation de la population à la gestion des ressources en eau deviennent des priorités.

    Dans ce domaine, l’Ouzbékistan mène également, ces dernières années, des réformes de grande ampleur. Une étude spéciale intitulée « L’expérience de l’accélération des progrès à l’échelle nationale vers l’Objectif de développement durable 6 : Ouzbékistan », publiée en 2026 par ONU-Eau (UN-Water), le mécanisme de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour l’eau, a reconnu au niveau international l’expérience du pays en matière d’utilisation efficace et rationnelle des ressources en eau, de large déploiement des technologies d’économie d’eau et de numérisation de la gestion de l’eau. L’étude relève qu’en Ouzbékistan sont introduites des technologies économes en eau, l’irrigation « intelligente » et la gestion numérique des ressources en eau, et que des réformes nationales de grande envergure sont mises en œuvre.

    L’Ouzbékistan obtient également des résultats notables dans l’amélioration des services d’eau potable et d’assainissement. Lors d’une présentation consacrée au développement du secteur, tenue le 20 juillet 2026, il a été indiqué que les investissements attirés ces dernières années dans l’approvisionnement en eau et l’assainissement ont été multipliés par dix pour atteindre 2,7 milliards de dollars.

    Ainsi, le taux d’accès de la population à l’eau potable centralisée est passé de 63 % en 2017 à près de 83 %. Durant cette période, 7,7 millions de personnes ont eu accès pour la première fois à l’eau potable centralisée, l’approvisionnement en eau de 11 millions de personnes s’est amélioré et 1,1 million d’habitants ont été raccordés au réseau d’assainissement. Au total, 39 000 kilomètres de réseaux d’eau potable et 3 200 kilomètres de réseaux d’eaux usées ont été construits et rénovés.

    À l’avenir, l’objectif est de porter à 90 % le taux d’approvisionnement de la population en eau potable centralisée et à 80 % la couverture des services d’assainissement dans les villes.

    Shodiyor Azizov, expert du Centre de développement durable, a présenté un exposé intitulé « La culture écologique de la population dans le maintien de l’état sanitaire actuel de la mahalla ».

    L’exposé s’est arrêté en particulier sur l’importance de l’Objectif de développement durable 6, « Eau propre et assainissement », en soulignant qu’il vise à garantir à chacun l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et aux services d’assainissement.

    Il a également été relevé que des millions de personnes dans le monde restent privées d’eau potable et d’installations sanitaires indispensables, ce qui entraîne diverses maladies et des problèmes d’hygiène.

    En Ouzbékistan, d’importants travaux sont menés pour approvisionner la population en eau potable centralisée et étendre les réseaux d’eau jusqu’aux mahallas éloignées. Dans le même temps, l’intervenant a souligné que la pénurie d’eau et la question de son utilisation rationnelle sont aujourd’hui des enjeux d’actualité pour le monde entier.

    C’est pourquoi chacun de nous doit changer son rapport à l’eau, la préserver et faire de son usage économe une composante de la culture quotidienne.

    À l’issue du débat public, les militants des mahallas ont formulé une série de propositions pratiques visant à résoudre les problèmes existants dans les domaines de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement.

    En particulier, le président de la mahalla d’Ungut a proposé d’étudier les possibilités d’évacuer, au moyen d’un système unique, les eaux usées provenant des mahallas d’Uvak, d’Alisher, de Yonariq, de Yalpoqtepa, de Qarahitoy et d’Ungut. À cette fin, il a été jugé nécessaire d’examiner la question d’une utilisation efficace des infrastructures existantes sur le territoire de la centrale hydroélectrique de Yangiangren.

    Dans la mahalla de Choʻldoq, il a été proposé de régler en priorité la question de l’approvisionnement de 4 121 habitants en eau potable centralisée et de mettre en œuvre les plans prévus pour la construction de réseaux d’eau dans cette zone.

    Les militants de la mahalla de Qorasuyak ont souligné la nécessité de perfectionner le système d’évacuation des eaux usées du district, de le doter des équipements spécialisés requis et de renforcer le contrôle de l’emplacement des puits et des ouvrages sanitaires ainsi que de la qualité de l’eau consommée par la population.

    Dans la mahalla de Yangiobod, il a été proposé de clarifier les questions relatives à l’inscription au bilan des organisations responsables des réseaux d’eau potable utilisés par la population, ainsi qu’à leur entretien et à leur réparation.

    Le débat a également relevé la nécessité de recourir largement aux possibilités existantes — financements par subventions, commande sociale de l’État et soutien aux institutions de la société civile — pour résoudre les problèmes locaux liés à l’eau et à l’assainissement.

    Les militants de la mahalla de Qarahitoy ont soulevé la question d’une étude approfondie des conséquences environnementales futures d’une exploitation étendue des ressources en eaux souterraines dans le bassin de la rivière Ohangaron, ainsi que d’un suivi régulier de l’état des réserves en eau.

    Surtout, cette rencontre n’a pas été pour les militants des mahallas un simple espace d’énumération des problèmes existants : elle a aussi été l’occasion d’élaborer des propositions de solutions concrètes.

    Les propositions formulées sont importantes en ce qu’elles visent à améliorer les infrastructures d’approvisionnement en eau et d’assainissement, à garantir la sécurité écologique, à élever la culture écologique de la population et à renforcer le contrôle citoyen.

    Car le développement durable ne commence pas par le constat des problèmes, mais par la recherche commune de leurs solutions. Dans ce processus, la mahalla exprime les besoins réels de la population, les organes de l’État mettent en marche les mécanismes permettant d’y répondre et les institutions de la société civile assurent la participation et le contrôle citoyens.

    En ce sens, ce débat public, organisé dans le district d’Ohangaron dans le cadre du Mois du développement durable, a constitué un exemple éloquent de pont social et pratique entre l’État, la mahalla et la société civile.

    Là où le problème est exprimé ouvertement, la voie vers la solution s’ouvre. Et là où les propositions sont entendues, la participation citoyenne se transforme en résultat concret. Ce processus est l’un des facteurs les plus importants pour rapprocher les Objectifs de développement durable de la vie de chaque mahalla, de chaque foyer et de chaque personne.