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La protection fiable des droits des femmes et des enfants, la prévention des pressions et des violences à leur encontre, ainsi que le renforcement de l'institution familiale comptent parmi les facteurs les plus importants pour créer un environnement social sain au sein de la société. C'est pourquoi les questions de prévention du mariage précoce, des grossesses précoces, ainsi que des violences à l'égard des femmes et des enfants ont constamment occupé une place centrale dans la politique de l'État de notre pays.
Afin de coordonner les activités des organes chargés de l'application de la loi et des autorités compétentes dans ce domaine, un conseil interministériel a été mis en place, et un certain nombre de mesures juridiques et organisationnelles visant à assurer la sécurité des femmes et des enfants sont en cours de mise en œuvre. Parmi celles-ci figurent notamment : le renforcement de la garde à vue administrative pouvant aller jusqu'à 5 jours pour harcèlement sexuel, l'établissement de peines allant jusqu'à l'emprisonnement à vie pour des crimes graves tels que la pédophilie, l'interdiction du transfert des condamnés pour infractions sexuelles commises à l'encontre de mineurs vers des colonies de peuplement, ainsi que le transfert de la compétence d'instruction pour certains articles relatifs aux infractions sexuelles des organes des affaires intérieures au parquet.
Le recours à des avocats, enquêteurs et juges spécialement formés pour traiter les affaires de violence à l'égard des femmes et des enfants constitue également une mesure essentielle dans ce domaine. Afin d'assurer la sécurité des femmes victimes de violence ayant bénéficié d'une ordonnance de protection, un mécanisme d'installation d'une application spéciale « SOS » sur leurs appareils mobiles est en cours d'introduction. Selon ce système, lorsque le bouton d'appel est activé, les agents des affaires intérieures se trouvant dans un rayon de 5 kilomètres sont tenus de se présenter sur les lieux dans un délai de 10 minutes. Les questions de prévention du mariage précoce et d'encouragement des jeunes à aborder la vie de famille de manière responsable revêtent également une importance particulière. Selon les données disponibles, environ 40 % des mariages dans notre pays sont contractés par des personnes âgées de 18 à 19 ans. Les organisations internationales recommandent quant à elles 21 ans comme âge optimal pour le mariage — âge auquel une personne a généralement atteint l'indépendance financière et est pleinement prête à fonder une famille. Sur cette base, des mesures ont été arrêtées pour introduire des mécanismes de soutien financier supplémentaires en faveur des personnes contractant mariage à l'âge de 21 ans, ainsi que pour favoriser la large diffusion des contrats de mariage au moyen d'exonérations sur les droits d'État.
De plus, il a été proposé d'accroître l'efficacité de la détection des mariages précoces en introduisant une procédure selon laquelle 15 % de l'amende sanctionnant la violation de la législation sur l'âge du mariage serait versée à la personne ayant signalé le fait. Un système interministériel de signalement des cas de mariage précoce et de grossesse avant l'âge de 16 ans auprès des organes des affaires intérieures et des centres de services sociaux «Inson» a été mis en place, et l'établissement d'une responsabilité administrative pour défaut de signalement de tels cas est également prévu.
Ces mesures visant à protéger les droits des femmes et des enfants concourent à renforcer au sein de la société une atmosphère de justice, de sécurité et de respect mutuel. Car dans une société où la dignité de la femme et de l'enfant est exaltée, les fondements solides d'une famille saine, d'un développement durable et d'un avenir prospère sont posés.